INFECTIONS ET SANTÉ

Les infections nosocomiales sont des infections contractées lors d’un séjour dans un établissement de santé, qu’il s’agisse d’un hôpital, d’une clinique ou d’un centre de rééducation. Elles peuvent être causées par des bactéries, des virus, des champignons ou des parasites, et toucher différents organes ou tissus. Les infections nosocomiales peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des patients, voire entraîner leur décès dans les cas les plus sévères.

Obtenir réparation juridique du dommage corporel

Les patients victimes d’une infection nosocomiale peuvent prétendre à une réparation juridique de leur dommage corporel, c’est-à-dire de l’atteinte à leur intégrité physique et psychique. Le dommage corporel peut se traduire par des souffrances physiques et morales, une perte de qualité de vie, une incapacité temporaire ou permanente, une diminution des revenus professionnels, ou encore des frais médicaux ou d’assistance.

La réparation juridique du dommage corporel lié à une infection nosocomiale repose sur le principe de la responsabilité pour faute ou sans faute de l’établissement de santé. La responsabilité pour faute suppose que le patient démontre que l’infection nosocomiale est due à une faute du personnel soignant ou à un défaut d’hygiène ou de sécurité. La responsabilité sans faute implique que le patient n’a pas à prouver la faute de l’établissement, mais seulement le lien de causalité entre l’infection nosocomiale et le dommage corporel.

Les étapes de la procédure

La procédure de réparation juridique du dommage corporel lié à une infection nosocomiale peut être amiable ou judiciaire. La procédure amiable consiste à saisir la Commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CCI), qui est chargée d’évaluer le préjudice du patient et de proposer une indemnisation. La procédure judiciaire consiste à saisir le tribunal compétent, qui est généralement le tribunal administratif si l’établissement de santé est public, ou le tribunal judiciaire si l’établissement est privé.

Dans le cas où une infection nosocomiale a compromis les chances d’un patient d’obtenir une amélioration de son état de santé ou d’échapper à son aggravation, le préjudice résultant directement de cette infection et qui doit être intégralement réparé n’est pas le dommage corporel constaté, mais la perte de chance d’éviter ce dommage. La perte de chance est évaluée en fonction du pourcentage de probabilité que le patient aurait eu de ne pas subir le dommage en l’absence de l’infection nosocomiale.

Les infections nosocomiales sont donc un sujet important en matière de préjudice corporel, car elles peuvent affecter gravement la santé des patients et leur ouvrir droit à une indemnisation. Il est essentiel que les patients soient informés de leurs droits et des voies de recours possibles en cas d’infection nosocomiale.

Faire valoir ses droits

Pour faire valoir leur droit à réparation, les patients doivent prouver que l’infection nosocomiale est imputable à un établissement de santé public ou privé, qu’elle a entraîné un préjudice anormal ou grave, et qu’il existe un lien de causalité entre l’infection et le préjudice. La preuve peut être apportée par tout moyen, comme des attestations médicales, des analyses biologiques ou des rapports d’expertise.

Les patients peuvent agir en justice contre l’établissement de santé responsable de l’infection nosocomiale, soit devant le tribunal administratif si l’établissement est public, soit devant le tribunal judiciaire si l’établissement est privé. Ils peuvent également saisir la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI), qui est une instance amiable chargée d’évaluer les demandes d’indemnisation et de proposer une offre aux victimes.

L’indemnisation du préjudice

L’indemnisation des patients victimes d’une infection nosocomiale peut couvrir différents types de préjudices, tels que les dépenses de santé, la perte de revenus, le déficit fonctionnel permanent, le préjudice esthétique, le préjudice moral ou le préjudice d’agrément. Le montant de l’indemnisation dépend de la gravité du préjudice et des circonstances de chaque cas.

Les infections nosocomiales sont donc un risque inhérent à toute activité médicale, mais elles ne doivent pas être subies sans réaction. Les patients ont le droit de se défendre et de demander réparation pour les dommages qu’ils ont subis. Il est important qu’ils soient accompagnés par un avocat en droit du préjudice corporel, qui pourra les conseiller et les assister dans leurs démarches.

Rôle de l’avocat

Le rôle d’un avocat dans les infections nosocomiales et le préjudice corporel est de défendre les droits et les intérêts des victimes, en les accompagnant dans les démarches juridiques et administratives nécessaires pour obtenir réparation.

Un avocat dans le domaine du droit médical et du préjudice corporel peut intervenir à plusieurs niveaux dans les cas d’infections nosocomiales. Tout d’abord, il peut aider le patient à identifier la cause et l’origine de l’infection, en sollicitant des expertises médicales indépendantes et en recueillant des témoignages. Ensuite, il peut engager la responsabilité de l’établissement de santé, du personnel soignant ou du fabricant du matériel médical impliqué dans l’infection, en fonction du type de faute commise (faute médicale, faute technique, faute contractuelle, etc.). Il peut également négocier avec les assureurs ou les organismes publics chargés de l’indemnisation des victimes d’infections nosocomiales, comme l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). Enfin, il peut représenter le patient devant les juridictions compétentes (tribunal administratif, tribunal judiciaire, cour d’appel, etc.) pour faire valoir ses droits et obtenir une indemnisation adaptée à son préjudice.

Un avocat dans le préjudice corporel peut aider la victime à faire reconnaître son préjudice et à obtenir une indemnisation juste et équitable. Il est essentiel pour protéger les droits des patients et leur garantir une réparation intégrale de leur dommage. Un avocat compétent et expérimenté peut apporter un soutien juridique et humain aux victimes, en les conseillant et en les représentant tout au long du processus.

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